Lundi, 21 Mai 2012
Bannière
Bannière
Bannière
Bannière
Bannière

Le voyage à vélo ( Bicycle journey)

Nos conseils ( Advice)

JRDAM

Soirée des Humanités

Imprimer PDF

Upload images

Première Soirée des Humanités

au Campus Martainville, Lundi 13 décembre à 20h, dans l' amphi 350 (faculté de médecine):

Quatre intervenants présenteront leur aventure humaine à l'étranger.

Eloi Prud' homme et Julien Bila, deux étudiants de 3e année, ont parcouru 14000 km à vélo, de Rouen jusqu'à Hanoi (Vietnam). Anthony Melot, interne en neurochirurgie, a étudié la prise en charge de la douleur dans les médecines traditionnelles, auprès de plus de 60 guérisseurs à travers le monde. Le Dr Sophie Haas s' st rendue à Kathmandu (Népal)l pour la création d'un partenariat entre les unités de soins palliatifs du CHU et de la clinique Shechen fondée par Mathieu Ricard et sa fondation Karuna. Roberto Beccari, chirurgien orthopédique, a fait partie de la première équipe MSF à se rendre à Haiti après le séisme.

 

Venez nombreux

"Adventure does not always go with pleasure"

Imprimer PDF

Nous pensions que la fin allait passee comme une lettre a la poste et que le fait que ce soit trop facile nous fasse oublie que nous avions eu quelques moments difficiles pendant le voyaqge. Nous etions loin de nous imaginer ce qui nous attendait. Nous pensions que notre seule difficulte allait etre les kilometres que nous devrions enchainer quotidienement mais c’etait sans compter sur l’etat de la route, la meteo, les panes etc etc etc . Nous avons cherche plusieurs titre pour cet article :

Les rescapes de la 207

Les IN-CRE-VABLES

The never give up tour

Tout ca pour dire que cette fin de voyage a etet le plus grand defie que nous ayons eu a releve alors que nous pensions faire ca tranquillement.

 

04/06/2010   t: 70km     T: 11829 km

Upload images

Upload images

Upload images

 

En partant de Xi’An après avoir bien fait la fete avec Julie et Audrey les deux quebecquoises super sympa que nous avons rencontre nous savons que nous avons 120km a faire par jour pendant 22 jours. Nous ne pouvons nous accorder aucune pause si nous voulons etre a l’aeroport le 25 juin  a 15h00 pour acceuillir Aurelie a Hanoi. Nous trouvons le defie sportif deja assez sympa a relever mais nous sommes prets pour ca après 7 mois sur la route.

J’ai pu reparer l’axe de mon pedalier parce que a Xi’an il y avait un bon de magasin de velo. Du coup avec un roulement neuf et un peu de bricole j’arrive a trouver une solution durable qui me change la vie! Prets a attaquer le SPRINT FINAL.

Notre premiere etape c’est  Changde. Julien a regarde la route sur google map et nous avancons au rythme necessaire pendant plusieurs jours pour  arriver a l’heure!

Nous faisons 70km-136-133-107-180-134-120. Les seuls problemes que nous rencontrons sont un peu de pluie parce que nous nous dirigeons vers le Sud et la saison des pluies. Nous pouvons encore camper un peu dans les champs ou ce que nous trouvons. Pendant cette periode nous fetons nos 12395 km. Ce chiffre represente ce que Olivier de Francqueville  a fait a velo lorsqu’il a rejoint Paris depuis Singapour www.singapourparis.com. Il nous a donne des conseils et nous a aider au debut de la preparation de notre voyage donc ca nous faisait plaisir de depasser  quelqu’un qui nous a impresssione!

Upload images

Nous mettons encore notre equipement de vedette  contre la pluie ( k-ways jaune fluos et cires) et le moral au beau fixe nous attaquons nos journee toujours rythmee de  la meme maniere : 60 ou 70 km le matin avant de faire une pause a 13h00 et de reprendre pour faire le maximum de kilometres l’apres midi avant la nuit

10/06/2010   J- 13            t:120 km

Nous arrivons a Changde en debut d’apres midi et nous en profitons pour prendre la fin de journee de pause. Nous mangeons des grillades chinoises que nous adorons et nous buvons des bierres! Les stands de grillades s’etalent sur des dizaines de metres et nous pouvons commander des aubergines , du tofu, des crevettes, du porc , des poivrons , du mais,etc .Nous  nous posons sur des petites tables en bois installees dans la rue et nous degustons nos grillades en refaisant le monde!!

C’est le lendemain que les problemes commencent. En regardant la route sur internet nous avions vu qu’apres Changde la route indiquee n’etait pas la plus courte. Du coup nous voulons prendre le chemin le plus rapide . A la sortie de la ville nous mettons une heure a trouver la route nationale 207 parce que personne ne la connait. Quand nous arrivons enfin a nous engager sur la route nous comprenons pourquoi personne ne connait cette route. La premiere fois nous faisons demi tour parce que  nous pensons que c’est une route en travaux! Apres avoir verifier nous nous engageons donc sur cette route. Ce n’est qu’un chemin de terre avec des  trous  et des caillous. Nous ne baissons pas les bras , nous nous concentrons pour eviter les trous et nous accelerons des que possible. Le premier jour ca va mais quand nous commencons a realiser que ca n’est pas prêt de se terminer le moral en prend un coup . Nous abimons nos velos, nous nous abimons le dos, nous crevons, nous sommes creves, nous perdons du temps, nous n’avancons pas assez vite pour etre a l’heure a notre rendez vous. Faire du velo sur un chemin comme celui ci peut etre sympa si on est equipe d’ un mountain bike ( nos velos n’ont pas de suspensions et pesent 50 kg) et qu’on  est pas obliges de faire 120 km par jour. Nous ne pouvons jamais relacher la vigilance. A chaque fois que nous demandons a quelqu’un il nous reopnd que la chemin de terre ne se terminera pas avant plusieurs jours. Nous regardons sur la carte et nous nous fixons pour objectif Shaoyang. C’est une grande ville dans le Hunan et nous avons espoir que la route change après.

Il ne faut pas oublier qu’avec tout ca il ne fait que de pleuvoir .Durant  les 23 jours de notre sprint nous n’avons eu que 4 ou 5 jours de beau temps. Nous ne mettions meme plus nos cires nous restions en short et t-shirt parce que la pluie n’est pas tres froide ici. Nous ne pouvions plus camper non plus donc le soir nous devions nous arreter dans de petits hotels. J’avoue aussi que nous etions content de dormir dans des hotels parce quand on se donne toute la journee commme nous avons fait si on n’arrive pas a bien dormir on  ne tient pas la distance! Avec la boue qui s’accumulait toute la journee nous devions faire au moins une heure de nettoyage le soir alors que nous etions deja creves. Nous passions tout en revu, derailleur, chaine , cable du derailleur, cable des plateau etc. En plus de tout ca nous devions reparer les chambres a air qui nous avions du changer dans la journee!

13/06/ 2010   t:103km                  T: 12938km

 

 Shaoyang. Nous ne voyions que cette ville sur la carte parce que pour nous il allait y avoir un après Shaoyang mais nous nous sommes bien trompes.

C’est epuisant pour les nerfs de penser qu’une epreuve est terminee et de voir que peu de temps après ca recommence. Mais bon nous ne baissons pas les bras et nous avancons toujours au maximum.Le seul point positif de tout ca c’est que nous avons une vraie photo de nos 13000 km parce que nous sommes  toujours  sur une piste quand nous prenons la photo, les jambes couvertes de boue jusqu’au cuisses! Quand nous avons commence notre voyage nous ne devions faire que faire 13000 km mais nous irons jusqu’a 14300km ! C’est deja une belle victoire pour deux jeunes blancs becs qui n’avaient jamais fait de velo.Le midi nous sortons nos velos de la boue pour les mettre sur le parking du restaurant et juste après le dejeuner c’est back on the road! Nous sommes obliges de nettoyer nos derailleurs plusieurs fois avant la fin de la journee, nous commencons a peter un cable de ne jamais pouvoir se reposer. Le soir je creve alors que nous voulions encore faire 30 km mais nous n’avons plus de chambre a air d’avance (nous avons deja creve 4 fois dans la journee). Ce n’est pas un mal parce que le village est tres gentil et les gens s’occupent tres tres bien de nous . Le policier du village nous paye un nettoyage au karsher  pour nos bolides.C’est vrai que nous n’avons pas ete chanceux en Chine avec le temps mais les gens ont toujours ete adorables avec nous.

 

Quand nous repartons le lendemain matin il fait super beau donc nous sortons l’appareil et nous faisons une grosse session de photos pour ne pas oublier toute cette route defoncee et les rizieres en plateau qui nous entourent.

Upload images

Upload images Upload images Upload imagesCe midi du 14 juin 2010 nous remet un coup au moral.Il faisait beau et le moral se portait bien.Le probleme c'est qu'avec le soleil la boue commence a secher sur la route et elle se prend dans le garde boue( qui porte bien son nom). Obliges de pousser les velos et de lers nettoyer avec une brosse a dent, ca commence vraiment a faire beaucoup. Quand nous arrivons dans le restaurant a midi nous mangeons quelque chose sur le pouce et nous repartons sans perdre trop de temps. A peine 1km apres le restaurant Julien creve et realise que son pneu navant est dechire! Heureusement il me reste mon pneu de rab que je n'ai toujours pas eu besoin de changer!Mon pneun avant fera donc les 14300 km! On repare, on repart....
Nous arrivons enfin a atteuindre le Guanxi , la derniere province avant le Vietnam. La route s'ameliore et  nous parvenons a faire 138 km dans la journee alors qu'elle avait tres mal commencee!


16/06/2010                 J-9                 t: 140km               T: 13307km

Toujours le deluge, nous n'avons jamais vu une pluie comme ca!Nous pedalons en minishort sous les regards interloques des chinois qui se demandent un peu qui nous sommes.Ce n'est pas tres grave parce que la routre est bonne et que meme s'il pleut, au moins nous pouvons avancer! Nous depassons Guilin et le soir nous dormons dans une ville,Yongfuo.

17/06/2010              J-8                  t:85km                    T:13392km

Pour ne pas changer il y a eu de l'orage toute la nuit et le matin nous mettons du temps avant de reussir a se motiver! Obvliges d'ecouter de la musique a fond avec les enceintes que nous avons achetees a Kathmandu, on saute sur les lits en chantant des chansons qui nous rappellent la France et c'est partis pour UNE DES JOURNEE LES PLUS MEMORABLES DE NOTRE VOYAGE!!!!!!!!!!!!!!!!
Nous partons de Yongfuo pour Liuzhou sachant qu'il a plu toute la nuit. Le matin nous sommes dans une junjhgle avec enormement de vegetation et des chutes d'eau sur le bord de la route. La riviere en contrebas a beaucoup monte avec les pluies de ces derniers jours  et elle est tres puissante!Meme les chinois sont impressiones de voir a quel point elle a monte. Apres le dejeuner nous repartons de bonne humeur et nous realisons que la route est de moins en moins haute par rapport a la riviere mais nous nous disons que cela a suremnt du etre etudie et qu'il n'y aura pas de problemes ,la route ne sera pas innondee. Nous entrons dans un village ou l'etat de la route commence a se degrader alors que depuis plusieurs jours nous n'avions pas eu de problemes. Nous nous assurons de la  direction et nous traversons le village.Une dizaine de kilometres plus loin nous voyons des voitures, des bus,et des motos arretes sur la route parce qu'une riviere a deborde et qu'elle coupe la route!
Nous posons les velos a terre et nous regardons si nous pouvons traverser a pied. Il ne semble pas y avopir de problemes. Nous dechargeons donc les velos et nous commencons a les emmener de l'autre cote, il faut marcher une centaine de metre avec de l'eau jusqu'au milieu des cuisses. On se dit qu'il faut tout de meme prendre une photo donc Julien se dirige vers ce qui semble etre le cote droit de la route pour poser son velo contre un arbre. Ce que nous ne savions pas c'est qu'il y avait un pont et que la riviere a tellement deborde que nous ne pouvopns plus voir le pont!
Je suis donc un peu en retrait quand je vois le velo de Julien qui s'enfonce tout d'un coup dans l'eau, et Julien qui a l;'air de s'agenouiller dans l'eau avec le velo. Pendant deux ou trois secondes je me demande bien ce qu'il peut faire puis je le vois avec de l'eau jusqu'au cou tenant son velo de la main droite et sa saccoche avec l'appareil photo de l'autre:il se fait emporte dans la riviere! Le temps que je cours ( ce qui est difficile dans l'eau)  Julien a deja ete un peu emporte mais il a reussis a s'accrocher dans des ronces sur le cote de la riviere. Je plonge dans l'eau en m'explosant le tibia sur le parapet du pont que je n'avait pas vu sous l'eau.Julien doit absolument se retenir ainsi que sa saccoche et son vrlo. Je nage jusqu'a lui en me rapprochant le plus possible des arbustes sur la berge pourt pouvoir les attraper au cas ou je me fasse emporter. Le velo de Julien est sous l'eau et il a du mal a le retenir avec le courant. Je commence par prendre sa saccoche avant et j'essaye de remonter le courant en la mettant devant moi entre mes bras comme un ballon de water polo mais c'est imposssible et la saccoche ne fait que de passer sous l'eau, l'appareil photo est a l'interieur... Du coup des que je le peux je coupe a travers les ronces, j'arrive a remonter sur la berge d'en face et je lance la saccoche avant a des chinois qui sont venus nous aider. Je replonge dans la riviere parce que Julien est toujours avec son velo qu'il ne peut pas remonter tout seul. Nous parvenons a le remonter en coupant a travers les ronces! ensuite nous mnarchons un peu sur la berge et nous repassons de l'autre cote a un endroit ou il n'y a pas de dangers.
les chinois nous ont garde nos affaires. En arrivant de l'autre cote de la route immergee nous ouvrons tout de suirte la saccoche avec l'appareil que nous faisons secher pendant que nous faisons l'aller retour pour aller chercher le reste de nos affaires. L'appareil n'est pas foutu c'est pourquoi nous pouvons prendre une photo avec les chinois qui nous ont aide.
Avant de repartir ils nous disent que quelques kilometres plus loin c';est le meme topo mais que l'eauyest encore un peu plus haute.
Nous ne voulon pas baisser les bras parce que sinon nous devrons faire un detour de 300 km et et que nous sommmes deja en retard. Notre burt c'est de pouvoir traverser toutes ces rivieres avant qu'il fasse totalement nuit. Nous rechargeons les velos et nous repartons pour en rencontrer une autre tres rapidement. Dapres notres sondage la profondeur n'est pas importante donc nous pouvons traverser en n'enlevant seulement nos saccoches avant et en nous sanglant l'un a l'autre pour pouvoir se retenir si le meme scenario se reproduit.
Apres cette deuxieme rivier e nous arrivons en face d'une troisieme qui a l'air d'etre beaucoup plus profonde...
Il commence a faire nuit.
Toujours la meme technique, attaches l'un a l'autre nous commencons par emmener les velos de l'autre cote. Ce coup ci l'eau nous arrive au nombril et il faut au moins marcher pendant 300 ou 400 metres. Il fait nuit noire, l'orage commence a eclater et il y a des serpents dans l'eau. Nous ne nous decourageons pas parce que nous pensons avoir une route degagee aprtes cette riviere. Nous faisons donc plusieurs voyage avec nos lampes frontales pour passer toute nos affaires de l'autre cote, ce qui nous prend au moins une heure. Une fois que tout est recharge nos croisons des chinois qui sont coinces avec un bus et qui nous disent que un peu mplus loin l'eau nous arrive jusqu'au cou. Nous voulons essayer de traverser quand meme mais en reprenantr la route l'orage eclate et nous decidons d'etre raisonable: nous n'avons pas d'equipement et il fait nuit donc nous ne savons ce qui nous attend surtout si la riviere continue de monter.
le chauffeur de bus est en slip kangourou bleu , les peids dans l'eau en train d'esssayer de redemarrer le moteur. Le passagers nous offrent a manger et une des dames du bus appelle la police pour qu'il vienne nous chercher avec un camion. Nous attendrons encore quelques heures sous la pluie avec ces chinois puis nous ferons tout le chemin en sens inverse a l'arriere d'un camion. Au moins les eclairs illuminent les montagnes qui nous entourent et c'est magnifique. Il ne faut pas oublier les moustiques "mutants "qui peuvent piquer sous une pluie battante et qui nous devorent les jambes!
Quand nous rentrons au village nous ne nous couchons pas avant 2h du matin parce que nous sommes invites a manger et a dormir par les chinois qui nout ont donne un coup de main!


  18/06/2010     t: 72km                 T:13464km   NOUS ACCEPTONS DE PRENDRE UN BUS
 Nous devons donc faire notre detour de 300 km mais nous gardons le cap en nous disant qu'apres ce que nous avons vecu si la route est bonne nous sommes capables de rouler la nuit pour rattraper le retard. Nous roulons donc pendant 40 km et Julien casse son velo. Alors qu'il etait en train de pedaler normalement , son roulement de roue arriere casse et  il pedale dans le vide! Nous ne baissons pas tout de suite les bras nous commencons par demonter et voir ce que nous pouvons faire , c'est a dire rien du tout. Une fois que nous avons realise ca nous restons 30 minutes allonges sur le bord de la route sans parler. La ca fait quand meme beaucoup beaucoup de choses qui s'enchainent!
 Un roulement ne nous arrete pas. Nous decidons de sangler le velo de Julien derriere le mien et de le remorquer jusqu'a la prochaine ville pour voir ce que nous pouvons faire: 30 km de remorcage en pleine nuit avec nos lampes frontales et les chinois qui nous voient passer en se demandant ce que peut bien etre ce drole de convoi de fous!!!Nous nous arretons dans une ville de taille moyenne ou le lendemain nous pourrons prendre un bus pour une plus grosse ville

19/06/2010       NOUS PRENONS LE BUS JUSQU'A LIUZHOU

Le moral a du mal a suivre mais il y atout de meme deux bonnes nouvelles ce jour la:
-Nous trouvons de quoi reparer le velo de Julien et le magasin de velo accepte de travailler jusqu'a 23 h pour changer la piece dopnc nous pouvons repartir des le lendemain matin
_ Aurelie nous envoit un texto pour nous dire qu'elle avait mal regardee son billet et nqu'en fait elle arrive le 26 a l'aeroport. Nous venons donc de gagner une journee!!!

20/06/2010   J-6                         t:60km              T: 13524km

Quand nous partons de Liuzhou nous avons le moral dans les chausettes. Le midi nous reussissons a nous remotiver en nous disant que nous avons choisis de faire ce voyage,que nous rencontrerons des difficultes differentes mais bien aussi difficiles dans notre vie, etc etc etc. Toutes ces  choses que nous devons nous dire pour se motiver.
L'apres midi on se reprend un coup de bambou, ca a faillit etre la goutte de trop. Nous avions deja enchaine les crevaisons le matin parce que nos pneus sont pourris et que nous ne trouvons pas de nouvelles chambres a airApres le repas, Julien redechire son pneu ,nous devonc donc le rafistoler en mettent des rustines a l'interieur qui ne tiennent que 1 ou 2 km. Nous decidons donc d'utiliser un vieux pneu que nous avions garde au cas ou tout en le renforcant avec des rustines. Apres avoir repare ca, l'axe avant de la roue de Julien commence a se desserer et sa roue ne tourne plus droit, nous n'avons pas les bonnes cles pour reserrer.
le soir nous arrivons dans un petit village toujours sous pression par la journne que nous venons de passer. Un mec avec une camionette qui a toute la place pour passer commence a nous klaxoner comme un malade parce qu'il veut que nous nous poussions. Julien lui rabat son retro (sans lui casser) avec un coup de poing. le mec s'enerve et accelere. Il s'arrete une dizaine de metres plus lin et son copain descend de la voiture pour essayer de nous impressioner. Il ne sait surement pas que nous sommes a bout mais tnt pis pour lui. Je descend de moin velo en furie avec le batoque je me suis fait tailler au cas ou ce genre de situation se presenterait. Je fonce sur le mec avec mon baton a la main sans aucune hesitation. Du coup il prend peur, remonte dans sa camionette en courant et ils demarent pleine balle!
Au moins notre arrivee a fait son effet, toute la place du village nous regarde! Je crois que la personne a qui nous avons ensuite gentiment emande pour un hotel a eu un peu peur. Ensuite tout s'arrange et tou le monde rigole.
Une tres bonne nouvelle nous arrive ce soir la. Nanning , la derniere grosse ville avant le Vietnam n'est qu'a 200km et la route est en bon etat. Nous decidons d'etre a Nanning pour le lendemain soir.
C'est un second souffle,la ville qui ne faisait que de s'eloigner se rapproche enfin!

21/06/2010 et 22/06/2010   J-4      t: 200km                    NANNING



Comme nous l'avions prevu nous arrivons a Nanning le soir meme. Le seul probleme c'est que Julien ne peut plus marcher parce qu'il a les pieds en sang: depuis que nous sommes partis de Xi'an il a plu la majorite du temps et nos pieds ont cpmmence a pourrir dans nos chaussuresJu a besoin de 10 minutes pour monter un etage. Nous decidons donc de prendre une journee de pause reparatrice le 22 pour faire une grasse matinee, reparer les velos et bien manger. Ju s'achete egalement des sandales pour avoir les pieds a l'air pour les quelques centaines de kilometres qu'il nous reste a faire!




23/06/2010                    J-3           t:70km




Quand nous partons de Nanning il nous arrivencore deux problemes. Le premier c'est que la chaine de Julien casse en pleine montee, nous pouvons la changer donc ce n'est pas tres grave.Le deuxieme c'est que nous avons jete nos vieilles chambres a air et que nous n'avons pas verifier ce que le vendeur nous a donne quand nous lui avons demande  les memes que celles que nous avions sur nos velos. Du coup il nous a donne des chambres a air a grosses valves qui ne rentrent pas sur nos roues! Bravo les gars , bien joue...
Nous n'en avons donc plus aucune d'avance et ce qui doit arriver arrive. En regonflant une vieille chambre a air la valve qui commence a etre usee se dechire.
Nous nous retrouvons donc sur le bord de la route a devoir percer la roue avec des outils que nous n'avons pas. A force de s'acharner avec une pince multiprise nous reussissons a agrandir le trou


Nous arrivons au Vietnam le 25 JUIN A 14H00 et nous avons enchaine les problemes:
-Les crevaisons juste avant de passer la frontiere
-Dans une descente ,j'entend un bruit sec et je me retourne. Je vois Julien en danseuse avec sa selle coincee entre les fesses( les vis se sont cassees et la selle s'est detachee du tube, du coup le seul moyen pour qu'elle ne tombe pas etait de la garder coincee!!!!!)
Le jour ou nous passsons la frontiere nous devons percer la roue et nous enchainons 4 crevaisons. Nous reparons la derniere en pleine nuit avec nos frontales sous la pluie! Putain ca ne s'arretera jamais.
Au passage de la frontiere nous sommes tellement content d'arriver que nous jouons avec les douaniers. Julien fait expres de passser la frontiere plusieurs fois ce qui enerve la douaniere. Moi j'ai un sifflet de foot et je lui souffle dans le visage en lui demandant ce qu'elle pense de la coupe du monde.
On s'en fout, nous avons reussis notre paris  on s'arrache de chez vous les chinois!

C'est notre derniere soiree ensemble apres 8 mois passes 24h sur 24 ensemble. Waouou ca fait bizarre! En fait nous passons notre soiree normalement, nous trinquons avec une bierre dans un petit troquet et puis ensuite nous allons nous coucher. Nous ne pensions pas qu'elle allait passer si NORMALEMENT  cette soiree>

26/07/2010   D-day               t: 140km!!!! ( et oui la fin nous a reserve une petite surprise)    T: 174300km ( nous ne savons plus exactement le nombre de km parce que nous navons perdu le compteur de julien dans la riviere!!)


Nous pensions etre a 40 km de l'aeroport mais nous devrons en faire 90 pour arriver!
La derniere journee commence par une crevaison sur mon velo. Deja nous realisons que les pompes commencent a fatiguer mais nous nous disons qu'elles vont surement tenir encore une journee ( nous nous sommes trompes). Nous commencons a pedaler tranquillement mais nous avons les jambes super lourdes, nous nous disons que c'est la fin de ce voyage a velo et que c'est un nouveau qui commence avec Aurelie et le stage a l'hopital. Nous repensons a tout ce que nous avons vecu cette annee et les jambes ne suivent plus. En plus pour ne pas s'ennuyer les gens n'arretent pas de nous dire que l'aeroport est plus loin que ce que nous pensions. Aurelie arrive a 15h00 et nous alloons etre super short pour arriver a temps a l'aeroport. Mais bon comme toujours nous serons un peu li9mites mais nous respecterons ce que nous avons dit.
A 23 km de l'aeroport je creve et je n'arrive pas a reparer ma chambre a air. Je suis donc oblioge de percer ma roue avec la pince multiprise pour utiliser nos chambre a air a grosses valves. Seulement voila cela prend du tenmps et une fois que tout est remonte nous essayons de regonfler et la ( putain je vous jure c'est pas croyable) nos pompes ne fonctionnent plus. Nous ne leur demandons qu'une seule fois de plus mais impossible de regonfler. Nous les demontons mais il n'y a rien a faire. Ju saute sur son velo , prend ma roue et fonce a toute allure au village kle plus proche pour trouver un compresseur. Quand il revient nous avons juste le temps de remettre la roue et de partir pleine balle pour etre a l'heure. Nous sommes partis 8 mois en avance , ca fait 23 jours que l'on se donne comme des malades pour etre a l'heure a ce rendez vous et la nous allons peut etre etre en retard a cause d'une pompe!! Nous pedalons comme des grands malades, nous sommes torses nus parce qu'il fait une chaleur de dingue et alors que nous pensions pouvoir profiter un peu nous devons faire un sprint de folie. On se donne pendant 50 minutes et tout d'un coup l'aeroport apparait. Waou, decharge elctrique dans les jambes. Nous sommes arrives.
Mais il est 15h10. Du coup nous ne relachons pas parce que Aurelie n'est peut etre pas descendue de l'avion. Nous passons devant l'entree principale mais nous devons aller un peu plus loin pour pouvoir faire demi tour et traverser la route. Nous faisons notre demi tour a toute vitesse et nous arrivons devant la porte des vols internationaux degoulinant de sueur et puant la transpiration! Mais nous sommes dans la place! Aurelie n'est pas encore la , nous avons gagne notreb Paris.
Nous aurons 10 minutes d'avance et nous voyons sa petite tete sortir des portes coulissantes. Ca fait 8 mois aujourd'hui que nous sommes partis!


Done!

Il nous reste 50 km pour aller jusqu'a hanoi et je les fait avec Aurelie en amazone sur le cadre de mon velo, Julien porte ses sacs et nous nous acheminons tranquillement vers le centre ville.
Le soir nous faisons la fete comme des malades. Nous prenons une chambre d'hotel mais nous ne revenons qu'a 9 h le lendemain matin. Nous sommes dimanche 27 juin et le stage commence le lundi 28 juin a Haiphong( 100 km de Hanoi).
La derniere chose que nous devons faire avant de prendre le bus c'est d'appeler nos parents et Anne audrey pour Julien. La pression retombe quand j'entend leur voix au telephone et je pense que je pleure pendant les 40 minutes de conversation!!!!!! Julien ne fait pas le fier non plus!C'est la premiere fois que nous nous mettons autant la pression pour reussir quelque chose et quand nous retombons c'est de tres tres haut.

La suite apres la fin de notre stage.




To China with love

Imprimer PDF

   L’affaire se présentait plutot mal à l’ aéroport, mais après deux batailles acharnées pour l’ enregistrement des vélos, nous sommes finalement parvenus à Beijing, point de départ de notre étape chinoise. Après 10 mois, nous voici donc de retour en Chine, près à en découvrir une vision moins ragoûtante en parcourant le pays à vélo que celle qui nous avait été offerte l’ été dernier en temps que touristes. Et effectivement, notre opinion ne cesse d’ évoluer depuis notre arrivée.

   Beijing, après l’ Inde et le Népal, nous fait l’ effet d’ un retour à la civilisation. Contrairement à nos souvenirs, la ville nous semble calme, agréable, c’ est un plaisirs d’ y circuler à vélo et l’ air y est globalement respirable. On est sans doute devenus moins regardants. C’ est une ville où on a des repères et cela fait vraiment une étrange sensation de retourner dans des lieux qui nous sont familiers après sept mois sur la route, presque un retour à la maison. On se lie d’ amitié avec notre voisine de chambre : Cécile, une bretonne émigrée à Toronto depuis plus de 30 ans, avec qui nous passons quasiment tout notre temps. En bref, Beijing est une ville dans laquelle on se sent bien et nous nous faisons vraiment violence pour en décoller. Nous nous sommes même permis le luxe d’ un camembert et d’ une bouteille de vin déguster à côté de la place Tia’anmen.

   Il nous faut ensuite 5 jours pour parcourir les quelques 620 km jusqu’ à Tayiuan. De la petite route dans des gorges montagneuses, peu de voitures, pas de grosse ville, un temps parfait pour le vélo, la Chine se présente mieux que ce que nous craignions. C’ est également le retour des nuits sous la tente, ce qui ne nous empêche pas de forcer quelques portes de bâtiments inoccupés quand le temps l’ exige. Après en avoir tant sué dans les autres pays, c’ est un plaisirs de ressentir le besoin de mettre un manteau quand la nuit tombe. Côté vélo, une très mauvaise nouvelle nous attend avec celui d’ Eloi : le pas de vis du pédalier est bousillé au niveau du roulement ainsi que du cadre et ce n’ est vraiment vraiment pas bon. Il nous faut trouver une solution, autrement l’ arrivée à Hanoi pourrait bien se faire en train et il en est hors de question (on regrette déjà d’ avoir autant pris l’ avion). Jusqu’ à maintenant, nous nous en étions tirés en réduisant le jeu au maximum avec du téflon mais le roulement a commencé à se fendre et l’ astuce a trouvé ses limites.

   A Tayiuan, c’ est totalement par hasard que nous rencontrons Will, un australien membre dè un club de mountainbike qui nous invite à une sortie vélo pour le lendemain. Maintenant, lors de nos journées de pauses, nous faisons 60  bornes de vélo dont une montée de 10 km, le tout sous la pluie, peut être l’ entraînement. C’ est l’ occasion de passer la journée avec un jeune étudiant chinois. Son comportement qui pourrait sembler curieux à première vueest expliqué par une phrase de Will : ‘’He is just very Chinese’’. Très peu de tabous dans ses questions, une grande curiosité sur nos mœurs et l’ art de botter en touche toutes les questions qui touchent aux problèmes existant en Chine. Il soutient par exemple que la Mongolie intérieure est infiniment meilleure que la Mongolie extérieure où il n’ a bien sûr jamais mis les pieds et se fait le relais de la dernière lubie chinoise qui est de s’ approprier Genghis Khan qui serait né en Mongolie intérieure et serait donc chinois aux vues du découpage actuel. Ils n’ ont toujours pas digéré la déculottée infligée il y a plus de 700 ans maintenant. ‘’ China is great’’ et elle l’ a toujours été, voilà tout. Environ 60 000 personnes travailleraient à la censure d’ internet à Pékin. Cela ne veut pas dire qu’ il est impossible d’ accéder à l’ information puisque tout le monde trouve moyen de contourner les filtres pour se connecter à Youtube ou Facebook. On peut difficilement les blâmer ils sont éduquer à ne pas chercher à savoir depuis  tout petit. Beaucoup préfèrent aussi ne pas voir où bien se disent que de toute manière on ne pourra rien changer. Il n’y a jamais de problèmes en Chine. Des gens disparaissent régulièrement après avoir émis des critiques à l’ encontre du gouvernement et Will nous parle même de professeur d’ anglais expatriés qui ont été reconduit chez eux après avoir été dénoncés par des voisins qui les avaient entendus parler du gouvernement chinois. La population a acquis son droit à la consommation à outrance, et tant que la croissance le permet, mieux vaut garder ses œillères et suivre le mouvement.

   En dehors de ça, Kang, comme tout chinois qui décide de vous aider, le fait jusqu’ au bout. Après s’ être battu avec Will pour nous offrir le restaurant, il passe près de deux heures à nous constituer un dictionnaire condensé. En fait ce serait plutôt un catalogue de spécialité culinaire des différentes régions (‘’ En Chine, tout se mange sauf la table’’). Quelques jours plus tard, il nous envoie même un mail pour nous parler des prévisions météo pour la prochaine semaine.

   Le lendemain, après avoir chacun ruminé de notre côté, nous sommes parvenus à la même  conclusion : on aura jamais le temps de faire le crochet par Lanzhou à vélo, le mieux serait de laisser les vélos à Tayiuan et de prendre le premier temps de nuit. Dont acte.

   Nous arrivons le lendemain à Lanzhou avec pour seule information le nom de notre contact de l’ hôpital universitaire. Coup de chance, il est déjà 21h mais nous trouvons un couchsurfer pour nous héberger. Nous atterrissons ainsi à 23h chez Alex, un expatrié américain travaillant pour l’ organisation Peace Corp. Le contact passe bien et on passe notre temps à tester la cuisine chinoise et à débattre de tous les sujets sur lesquels nos deux pays divergent .

   L’ université de Lanzhou regroupe 8000 enseignants et près de 30000 élèves. L’ administration relève assez vite la maigreur de nos informations pour retrouver le professeur que nous recherchons. Quoi qu’ il en soit, il ne nous ferment pas la porte au nez, loin de là, et nous arrange un rendez-vous avec sa femme dans l’ après midi car le professeur Liu Zhao est en voyage à Singapour. Elle nous accueil avec un grand sourire qui nous met d’ emblée en confiance et nous fait rencontrer le directeur de l’ hôpital universitaire ainsi que le professeur Zhao, chirurgien orthopédique, qui a étudié en France plusieurs années. Il se propose de nous faire visiter l’ hôpital le lendemain.

   Pour la visite, le professeur Zhao a convié son ami Frédérique (tous les chinois choisissent un pseudonyme en classe de langue pour que les professeurs, qui sont la plupart du temps étranger, puisse mémoriser leur nom) qui parle un français impeccable afin de servir d’ interprète. On nous montre ainsi le service d’ orthopédie, d’ obstétrique, les blocs, les urgences… Nous sommes ensuite conviés à une réunion avec quelques étudiants chinois pour leur parler de notre voyage et leur parler de notre projet de créer des échanges entre nos deux universités et l’ idée leur plait énormément. Tout le monde est ensuite invité à déjeuner dans la salle VIP du restaurant de l’ hôpital. Nous avons reçu un accueil que nous n’ aurions jamais osé espérer. Nous n’ avons malheureusement pas eu le temps d’ effectuer un stage comme nous le souhaitions mais le Pr. Zhao nous assure que nous sommes les bien venus et que l’ hôpital serait ravi que nous travaillions ensemble pour développer un programme d’ échange à notre retour.

   Après avoir accompli notre mission, nous retournons sur Tayiuan ultra-motivés pour la suite et fêtons ça par une dernière soirée en compagnie de Will.

   Le problème des chinois, c’ est qu’ il n’ aiment pas perdre la face. Ils n’ admettent donc jamais qu’ ils se sont trompés où qu’ ils ignorent quelque chose. Compiler au fait que nous ayons une mauvaise carte et qu’ il n’ y a que très peu d’ indications, cela conduit vite à faire 200 km de détour totalement inutiles. On est en retard et on n’ avait pas spécialement besoin de ça.

   On choisit mal notre région pour faire du zèle kilométrique, le Shaanxi à vélo est une horreur. On crache régulièrement nos poumons en haut des montées en plus de se prendre régulièrement la tête avec les chauffeurs chinois qui, dans un autre style que les indiens, sont également dangereux. Les routes sont saturées de camions et la région baigne en permanence dans la poussière. On n’ a jamais été aussi crades, de vrais figurants de Germinal. Aucune réglementation en Chine, la pollution est un cauchemar : la principal cause de mortalité sont les cancers liés à la pollution, les trois quarts de l’ énergie sont fournis par le charbon (dans un pays de plus d’ 1 milliard de personne, ça fait quand même des dégâts), la pollution s’ étend jusque sur la côte des États Unis…  La France nous semble un pays écolo en comparaison. Sans complexes, la Chine est en train de tout massacrer et ce n’ est pas parti pour changer.

   La perspective d, une douche fait rêver et quand on arrive à Xi’ an sous la pluie, on croise les doigts pour qu’ un couchsurfer ait répondu positivement à nos demandes d’ hébergement. Pour une fois qu’ on s’ y prend en avance, on essuie refus sur refus. Le vélo d’ Eloi est au plus mal et le premier magasin de vélo sur lequel nous tombons nous explique que nous ne trouverons jamais de nouveau roulement sur la ville. Eloi ne pourra définitivement pas aller au bout avec un pédalier dans cet état là. Tout espoir n’ est pas perdu mais cette première tentative ébranle un peu notre optimisme.

   En baisse de motivation, on rencontre par hasard Julie et Audrey, deux québécoises. Après quelques salamaleks, la question du logis est règlée.

   Ambiance francophone qui nous permet d’ apprécier les vertus apaisante de l’ accent québécois. Pour ne rien changer, on passe notre temps à manger et à parler, parler, parler.  Encore une fois le contact passe très bien. Après avoir rencontrer autant de canadiens, ce pays fait définitivement partis de nos prochaines destination.

   Nous sommes finalement parvenus à trouver un nouveau roulement pour le pédalier d’ Eloi. Si ça ne lui permettra pas de refaire 10000 bornes, avec un peu de réussite, ça nous suffira pour arriver à Hanoi le 25 juin. En attendant il va falloir pédaler sévère. On repart en confiance

   We’ re on the road again…



                       (J228; 11789 km)

Vietnam

Imprimer PDF

Nous sommes  arrives sains et saufs au Vietnam. Nous avons commence notre stage dans l'hopital de Kien An de Haiphong avec Aurelie qui nous a rejoint le 26 juin.

Nous avons beaucoup de choses a ecrire et nous avions besion d'un peu de temps pour preparer nos articles mais ils seront bientot en lignes et vous ne serez pas decus de notre fin de voyage rocambolesque!

A bientot,

Eloi et Julien

Crocodile dundee 4

Imprimer PDF

Iran number one de l’hospitalite, Nepal number one pour l’environement.

 

22/04/2010  t:106km  T:9366km

Apres avoir passe une journee a Udraipur pour que je me repose de ma diahree carabinee on reprend la route direction le Nepal. Ca commencait a  faire longtemps qu’on n’avait pas passe de frontiere a velo et nous sommes tout excites. On commencait a s’habituer a l’Inde et a ses extremes, trouver des choses “normales” alors qu’on ne les acceptaient pas du tout au debut. Il faut accepter que l’Inde c’est different et aussi accepter que c’est un syteme solide qui n’est pas pret de s’ecrouler. Il y a forcement une ligne directrice derriere tout ca mais le plus dur pour les etrangers c’est de reussir a la comprendre.L’ Inde c’est un trop gros morceau pour pouvoir l’apprehender en une seule fois.

Alors qu’on se rapproche de la frontiere indo-nepalaise l’heure du dejeuner approche et la Ju me sort une phrase, une petite pepite comme on les appelle, une phrase dingue  sortie de son contexte mais pourtant si naturelle sur le moment:

‘’ On dejeune en Inde ou au Nepal?” et la je lui repond comme si de rien n’etait

:” Vas –y en Inde c’est cool , de toute facon on quitte le pays tout a l’heure”.

 

La route pour traverser la frontiere est hallucinante, une route defoncee comme on n’a jamais eu, des trous de 50 cm! On traverse un petit pont ou il n’y a que les pietons et les cyclistes qui peuvent passer. De l’autre cote il y a une petite cabane, un mec avec des lunettes de soleil et un T-shirt de sport nous fait signe de venir et quand on se rapproche il nous dit:

“Indian customs!!!” Meme pas d’uniforme, tranquille le monsieur. En se debrouillant bien je pense meme que l’on peut passer sans visas. Dans le “nomans land” il y a des indiens et des nepalais qui se baignent. La route est encore plus defoncee et le poste frontiere du cote nepalais c’est encore pire.On allait passer tout droit avec nos velos alors que des gens nous font signes depuis une petite cabane qu’on avait deja depasse a 15m de la route. Ne parlons pas des uniformes, ils nous font nos petits tampons et on repart tout doucement en se disant que ca va etre surement moins hard le Nepal.

Juste apres etre sortis du poste frontiere on change notre argent ( meme si on peut payer en roupies indiennes partout au Nepal) et on se prend un petit coca! Normalement en Inde le prix est imprime sur la bouteille pour ne pas que les commercants puissent faire payer plus cher aux touristes. Alors que le prix est marque ils essayaient quand meme de nous faire payer plus, du fait on avait bien pris le coup et on ne lachait rien jusqu’a ce qu’ils nous le fassent au prix indique.On avait meme une technique , c’etait toujours d’avoir du change sur nous pour pouvoir faire l’appoint ,leur laisser le compte et partir sans faire attention a leurs cris! Au Nepal on decide de partir du bon pied et de faire la meme chose puisque les prix sont aussi imprimes. Du coup lorsque le proprietaire essaye de nous faire payer les sodas plus que le prix indique on s’insurge et on est pret a lui casser son restaurant rien que pour le principe. Non je rigole mais on veut vraiment qu’il nous fasse payer le juste prix. Julien commence a hausser le ton en voyant que j'ai des problemes a l’interieur du resto pour l’addition il rentre en criant:

“ ENOUGH TO BE SHITTED’’.

Les petits nepalais nous regardentt averc des grands yeux et acceptent de nous faire payer un peu moins cher que le prix de depart mais toujours pas le prix indique sur la bouteille. On en reste la et on part en se disant que c’est tout de meme bizarre. En fait au fur et a mesure des jours on apprendra que ca ne fonctionne pas du tout comme en Inde et qu’ici le prix indique ils ne le respectent pas… Du coup on s’est enerve pour rien, mais bon on sera tout de meme pris pour de bonnes vaaches a lait au Nepal alors ce n'etait pas totalement dans le vent non plus.

 

Le Nepal nous plait tout de suite beaucoup plus que L’inde. Les routes sont beaucoup plus calmes, les gens ne nous klaxonnent pas, les camions attendent pour nous doubler. Un traffic auquel nous n’etions plus habitues. Sur la route il y a encore plus de cyclistes qu’en Inde , ici c’est vraiment le moyen de locomotion national.Du coup ca ne manque pas un cyclistes nous rattrape et se met a notre hauteur, il s’appelle Gonsam Joshi. On discute un peu avec lui et assez rapidemnt je lui souffle l’idee de nous inviter chez lui en lui parlant de tous les gens qui nous ont invites jusque la! Il trouve l’idee charmante et nous invite sur le champ a passer la nuit chez lui dans son village. On le suit sur 5 km de pistes totalement defoncee. On s’echange les velos du coup il prend le mien et je peux enfin tester le velo de type “indien” ou il faut faire attention a ne pas se cogner les genoux dans le guidon quand on veut tourner! Il y a des amortisseurs sous la selle du coup c’est beaucoup plus agreables pour ce genre de route et les pedales sont beaucoup plus haute pour ne pas toucher les obstacles qui se trouvent sur le sol. On est assis droit, ce qui fait moins mal au dos. Mais bon nous n’aurions pas pu faire tout le chemin avec ca. On arrive dans un vrai village nepalais. Son papa est directeur de l’ecole du village et sa maman s’occupe de la ferme!! Et oui au Nepal comme on aura l’occasion de le voir sur la route avec les files indiennes de femmes portant de grosse charges sur leurs dos, les femmes travaillent plus que les hommes. C’est choquant et puis ca se remarque bien parce que les femmes sont tres musclee. Pourtant les femmes  sont tres belles. C’est tout de meme un plaisir pour les yeux apres les indiennes qui n'etaient pas ''a la hauteur''  de nos attentes a part quelques unes vraiment vraiment magnifiques( tout ou rien). Au Nepal les femmes nous sourient ,nous disent bonjour, repondent a nos grands gestes sur nos velos quand on traverse un village. En Inde elles avaient le visage toujours tres severe et c’etait une exception quand il y en avait une qui osait nous sourire.

Du coup on se retrouve dans ce village au milieu de la jungle, il y a des bananiers ,des manguiers, de la canne a sucre dans le jardin.C’est vraiment super comme premiere soiree.

Le seul probleme c’est que la nourriture est la meme qu’en Inde: on nous sert des legumes dans un petit pot avec avec des galettes de pain pour manger. La premiere fois c’est tres bon mais c’est vrai qu’au bout de 100 fois on commence a en avoir assez. Du coup lorsque la femme de Gonsam nous apporte quelque chose qui y ressemmble on le mange avec appetit parce que on trouve ca tres bon et que ca nous fait tellement plaisir d’etre au Nepal! On leur dit :

“Thanks a lot it’s very good” et la le pere qui est a cote de nous explose de rire en se disant un truc du genre:

“Ah les petits francais on va leur montrer ce que c’est nous les bonnes choses”.

Du coup on repart pour deux tourner supplementaires et le lendemain matin ils nous reservent la meme chose. C’est pour ce genre de situation qui nous arrivera plusieurs fois que nous serons contents d’arriver a Kathmandu et de manger on bon Hamburger avec des grosses frittes et une bonne bierre bien fraiche!!!

Le lendemain matin on prend de super photos avec toute la famille avant de reprendre la route.Pendant cette soiree on aura aussi appris que le mariage de Gonsam a ete totalement arrange et qu’il ne connait pas vraiment sa femme en fait. Leur deux papas se sont mis en contact et ont decide que ca serait bien pour eux s’ils se mariaient. Ca fait toujours bizarre de le voir.

 

 23/04 et 24/04  t: 202km  T: 9568km

Nous reprenons donc tranquillement notre route vers Kathmandu. A midi je casse un rayon et je profite de notre pause dejeuner pour changer tout ca et refaire une beaute a ma becane! Ensuite on fait notre quota de kilometres, le soir on se pause dans un petit resto avant de s’engager dans une foret pour y passer la nuit.Au Nepal nous sommes arrives pendant la saison de l’ecobuage, du coup il y a beaucoup de foret qui ont “pris feu”. Par terre ce n’est qu’un tapis de cendre et il ne reste que les grands arbres qui n’ont pas brules. Nous sommes obliges de se trouver un coin entre les cendres pour pouvoir accrocher la moustiquaire. J’avoue que je passe une mauvaise nuit ,je ne suis pas tranquille dans cette foret et je flippe pour pas grand chose. En plus il y a pas mal de petites betes mais Ju lui dort comme un bebe. Du coup a 5h du matin je suis deja tout reveille et pret a repartir.

Quand on sort de la foret il fait bien frais et c’est tres agraeble pour pedaler, puis d’un seul coup le vent chaud se met a souffler et la on sait que c’est pour toute la journee. La route est vraiment super puisqu’elle traverse la jungle, des petits villages. En Inde tout se superpose, les cultures ,les religions,les gens ,les voitures sur la route ici les gens sont peace. La chaleur par contre reste la meme! Pourtant on ne baisse pas le rythme.

 Dans la jungle il y a beaucoup de faux plats et il fait assez chaud quand on doit monter des cotes sous 45 degres.Mais bon nous avons l’espoir de pouvoir nous baigner assez souvent parce qu’il ya beaucoup de rivieres qui ont l’air tres propres et que les nepalais s’y baignent. Coup de chance apres une montee assez difficile on voit une riviere apparaitre ,un barrage, une eau bleue et en plus aucun nepalais qui se baigne. Ni une ni deux on decide d’aller se rafraichir. On descend les velos sur le cote du pont on sort nos serviettes et direction la baignade. On plonge ,on prend des photos ,on reste un peu dans l’eau parce qu’il y a beaucoup de poissons autour de nous.On se dit que c’est trop cool parce qu’on aura de super photos a montrer avec le barrage en arriere plan. Alors que nous rincons nos shorts et nos T-shirts pleins de sel a cause la sueur on voit arriver un militaire sur le pont qui nous fait des grands signes et nous dit: “ Go out of the water”

Alors la on se dit ca y est il nous saoule alors qu’on passe un bon petit moment dans l’eau, c’est bon on sait nager quand meme.Nous prenons donc notre temps pour ranger nos affaires et remonter sur le pont. Quand on y arrive le militaire nous dit : “crocodiles”. On le regarde un peu septique en se disant : “ Mais oui mon gros, il ya peut etre un crocodile dans toute la riviere a 5km en aval” . Du coup on remonte rapidement sur nos velos et on lui lance un :” Bye Bye, thanks a lot”.

On traverse le pont et la, SURPRISE!!!!!!!! A 100 m de l’endroit ou nous etions en train de nager et de prendre nos petites photos il y a des crocodiles dans l’eau! Sueurs froides on arrete de rigoler quand on voit que ce sont des bestioles de 7m de long et qu’il y en a pas loin d’une dizaine! Le militaire nous rattrape avec un passant et nous propose de nous faire visiter le barrage et toute sa faune. Encore sous le choc on accepte, un petit moment agreable qui aurait pu signer la fin de notre voyage. Aucune pancarte, on n’avait jamais ete si prets de rentrer a la maison!  Rien que d’imaginer qu'on a du nager juste a cote d’eux et qu’il y en avait peut etr un sous l’eau, parce que quand ils sont sous l’eau ils sont invisibles. Imaginer qu’on aurait pu leur marcher sur la queue, ca donne des frissons.

On passe donc une demie heure a visiter le barrage dont les eaux sont tres poissoneuses. Il y a des crocodiles, des tortues et des abeilles qui gravitent autour de tout ca.. En repartant on est toujours sous le choc et on se dit:” Waou, le Nepal il ya vraiment moyen qu’on kif mais il va vraiment falloir faire plus attention et ne pas dormir n’importe ou, comme les reserves naturelles ou il y a des tigres et des rhinoceros”

 

25/02   t:109 km     T: 9677km

 

Aujourd’hui c’est notre journee la plus epuisante depuis bien longtemps. Les fameuses montees descentes du Nepal ont commence. Tout cela sous un soleil de plomb. On fait notre pause de 10 h dans une petite gargotte pour ne pas changer les bonnes habitudes et on mage des beignets de legume fris dans l’huile( des samosas). Quand on repart on se dit qu’il faut avoir fait 70 km pour notre pause dejeuner. Au 62ieme kilometre on croise un village mais on ne prend que de l’eau fraiche. Comme en Inde on boit l’eau des pompes dans les villages parce que tous les nepalais le font et que meme si on voulait soit acheter de l’eau en bouteille on n’en trouverait pas soit filtrer notre eau ca nous prendrait trop de temps. Apres avoir fait notre plein d’eau on continue en esperant trouver un autre village pas trop loin, seulement voila les villages sont tres espaces et ca monte enormement. En plus nous sommes a l’heure la plus chaude de la journee en cote dans la jungle et l’eau commence a manquer parce que nous sommes obliges d’en utiliser un peu  pour se rincer le visage pour ne pas que la sueur ne nous brule les yeux. Ju me dira et il me le dit encore qu’il n’a jamais eu aussi chaud de sa vie!!. Finallement on trouve un resto dans un village au 82 ieme kilometre. On ne peut manger que du riz mais c’est deja tres bien! L’apres midi, en reprenant la route on croise une ville Lamahi: on s’achete du mais grille ,de la faiselle, des samosas, des momos ( type de raviolis tibetains), du raisin , et deux bouteilles d’eau. On refait quelque kilometres on on monte notre campement en foret en plein milieu de nulle part. On se fait un festin et on se dit que le Nepal c’est dur mais ce n’est pas ingrat, nous sommes largement recompenses de nos efforts

 

26/27/28 avril  t :308 km      T: 9990km

 

On a fete nos 6 mois de velos! Et notre fete des 10000km est proche...

Pendant ces trois jours le point positif aura ete le camping. On avait pris nos petites habitudes et lorsque nous croisions la derniere ville de la journee nous faisions le plein. Puis on refaisait quelques kilometres et on se posait dans de beaux endroits. Notre truc c’etait les rivieres. Il y a une soiree, a Hetauda, ou nous nous sommes baignes avec des nepalais qui faisaient leur toilette: ils nous ont passe leur savon et on a discute de l’Europe et du Nepal en se refaisant une petite beaute!

Pour aller a Katmandu nous devions suivre la route au Sud du Nepal puis bifurquer vers le Nord a Baratpur pour rentrer dans la vallee de Kathmandu.. Seulement voila, quand nous sommes arrives dans cette ville nous avons demande notre chemin a des nepalais et ils nous ont tous dit d’aller tout droit. Du coup on a suivis leur conseil et 50 km apres la ville quand on demandait Kathmandu, les gens nous montraient la direction opposee! Dans le doute on s’est arrete pour demander a un motard qui nous a explique que nous avions pris le chemin le plus dur. Il nous dit :” Almost impossible with the bicycle…”. Mais bon on ne se degonfle pas et on decide de rester sur ce chemin la et de monter tout ce qu’il faudra. On a pedaler pendant 10000 bornes on peut bien monter une cote de 53 km!


29/04   t:65km             T:10055km

Nous nous sommes accordes pour dire que cette montee de 53 km aura ete notre meilleure journee de velo depuis le depart. Une petite route dans la montagne avec quelques voitures et quelques camions mais pas plus qu’il n’en faut. On commence dans la jungle et au fur et a mesure de la montee on voit les conniferes qui apparaissent et la temperature qui chute. On fete notre 10000 ieme kilometre dans cette montee et c’est un super cadeau que l’on se fait. On monte pendant 5 ou 6h. Il n’y a pas de resto dans la montee et on doit se contenter de pain avec du the. A midi alors que nous avons une faim de loup et que l’on prend un the pour faire une pause, on nous indique qu’il ya un  village a 10 km. On peine un peu sur la fin pour y arriver mais les paysages sont super beaux. Quand on rentre dans le village on voit deux choses: la pancarte indiquant le col a 2488m et des restaurants!!! On passe notre pause sous deux toles ( pas de blague). Dix minutes apres s’etre assis un violent orage eclate. Nous sommes au sec dans notre petit resto et nous ne voulons plus sortir. On commande the sur the, des oeufs , des brochettes de viandes( bufle).la proprietaire travaille avec sa fille , elle est tres gentille et nous invite a les rejoindre pres du feu pour regarder la pluie avec deux autres clients.

Quand on decide de repartir on s’equipe avec nos k-ways, nos cires et nos casques pour attaquer la descente. Mes freins ne sont pas au top et la pluie n’arrange rien, du coup au fur et a mesure de la descente ma distance de freinage augmente! Ca ne manque pas je passe dans un trou qui “cisaille” mon pneu avant et je creve quelques dizaines de metres apres. On se retrouve devant la maison de Oshkor, un maitre d’ecole. Quand il voit ca , il nous invite a venir passer la soiree chez lui. C’est fou on est dans un village de montagne ou l’on peut voir le mont Everest par temps degage. Oshkor nous emmene au restaurant ou nous mangeons deja tres bien , mais en revenant chez lui il insiste pour nous faire gouter  la nourriture nepalaise! On se retrouve donc avec deux diners. Vous devez surement vous dire que ca ne doit pas nous faire peur mais la on n’en pouvait plus, a chaque fois qu’on voyait le fond de notre assiette il insistait pour que sa maman nous en remette un petit peu… On s’endort repus. Nous avons chacun notre chambre parce qu’Oshkor est alle dormir dans la maison familiale et nous a laisse sa maison pour dormir.

 

30/04  t:69km       T: 10125km

 

Kathmandu nous voila!

On doit mettre nos cires pour pouvoir continuer notre route puisqu’en montagne il pleut. Le matin quand on quitte la maison d’ Oshkor c’est encore le deluge! Ensuite , plus on se rapproche de Kathmandu plus le temps s’ameliore. Apres une descente de 20km on arrive au croisement qui rejoint Kathmandu. Ce n’est qu’une longue file indienne de camion et nous sommes bien contents d’avoir fait notre detour par la montagne.

Quand on s’engage dans la montee, les camions n’arretent pas de nous froler en doublant. Dans un virage , il y a un camion qui touche Julien et le bloque entre le parapet et sa roue. Grosse frayeur. Alors la on reprend nos velos, on pedale comme des fous et on rattrape le camion. Une fois rattrape on jette nos velos sur le bord de la route. Ju le premier, je le vois sauter sur le marchepied du camion toujours en marche. Le chauffeur est surpris de nous voir arriver! Ju lui emmanche deux coups de poings en travers de la gueule et bessaye d’ouvrir la portiere mais n’y arrive pas. Dans l’entrefait j’ai egalement saute sur le marchepied de l’autre cote du camion. Je ne peux pas non plus ouvrir la portiere pour l’attraper,du coup dans l’action je lui casse son retro avec le poing , mais je me coupe et je suis oblige de sauter a terre pour nettoyer tout ca . L’image de nous deux accroches chacun d’un cote du camion en marche ca devait etre quelque chose! Apres avoir des panser ma main on retrouve le chauffeur 1 km plus loin. Quand il nous voit arriver il se verouille dans sa cabine et prend un baton au cas ou . La tete qu’il a fait quand Ju lui a attraper son baton en essayant d’ouvrir sa portiere nous indique que la prochaine fois il fera sans doute beaucoup plus attention!

Remomtes comme on est, on s’enfile les 16 km de montee pour arrriver jusqu’a Kathmandu comme une fleur! On se prend un coca et on trinque avant la descente. On va arriver dans la ville avec la satisfaction du devoir accomplis. Kathmandu c’etait une grosse etape de notre voyage et avant de partir on voyait le Nepal commme une etape difficile .Ca y est c’est fait on est arrive, plus qu’un seul pays avant le Vietnam et notre rendez vous le 25 juin a l’aeroport d’Hanoi avec Aurelie .

 

Quand on arrive en ville , on a des frissons , on va pouvoir se reposer. Apres la chambre pourrie de New Delhi on se paye une petite chambre double avec salle de bain et EAU CHAUDE!! Le tout pour 2euros/pers. On s’attaque a la ville en commencant par ses restaurants et ses steaks frittes , une bonne bierre, un hamburger, du chocolat , etc   

 

Le seul point “negatif” du Nepal aura ete la greve generale qu’il y a eu a partir du 1 Mai . On n’a jamais su ce qu’il se passait vraiment . Les gens defilaient dans la rue, tous les magasins ont commence a fermer , les grevistes voulaient faire tomber le gouvernement . Apres le 1 Mai , les restaurateurs nous abordaient dans la rue pour nous dire comme s’ils essayaient de nous vendre de la drogue qu’ils avaient a manger! On ne pouvait faire nos courses que pendant 2 h /jour de 18h a 20h . A ce moment la tout le monde se ruait dans les rues et prenait d’assaut les magasins. Il fallait tout faire et tout decider en speed . Nous avions pense a passer par le Tibet parce que nous avons eu des problemes dans la reservation de nos billets d’avion et il fallait decider de savoir si on prenait un package tour a 600 $ en deux minutes , dans le noir , dans la rue , dans une ambiance de couvre feu .Pour ajouter a l’ambiance il y avait souvent des coupures de courant et tout le monde se retrouvait dans le noir en pleine rue. Une fois il ya meme eu une fille qui nous a demande son chemin en pensant qu’elle etait pret du centre ville mais dans le noir elle avait marcher a l’aveuglette et l'avait depasser depuis 20 min...

Heureusement nous avions Michael et Sophie les deux francais que nous avions rencontre a Delhi. Du coup on passait pas mal de nos journees ensemble a jouer a la belotte . On passait le temps puisque nous attendions notre avion et qu’ils attendaient de partir en Chine via le Tibet .

 

Pour notre depart le 5 mai nous voulons faire les choses bien, on arrive bien a l’heure a l’aeroport avec des cartons pour mettre nos velos . Nous n’avons jamais ete si organises. Seulement voila on voyage avec China Eastern et la compagnie n’accepte pas plus de 20 kg/pers. Pourtant Francis ( le papa de Ju) notre staff technique , avait appele go voyages pour leur demander des explications sur les billets qui n’arrivaient pas . Ils avaient repondu que tout etait rentre dans l’ordre et que  nous pouvions prendre nos velo sans problemes. Mais a l’aeroport les choses se sont passees autrement! Personne n’avait jamais entendu parler de nos velos et nous n’avions le droit qu’a 20kg chacun! On avait 40kg d’excedents de baggages , sachant que nous avions chacun deux sacs en cabine remplis de bouqins et de trucs lourds! Et la il n’y avait pas moyen de negocier il voulait nous faire payer 800$ de plus ( 20$/kg). On a essayer de leur expliquer qu’a ce prix la on aurait acheter quatre billets (pour les velos et pour nous). On leur a explique que nous allions dans une universite chinoise pour essayer de trouver un partenariat. Mais toujours la meme reponse. Quelques minutes avant l’heure limite pour eux et pour que nous puissions avoir notre avion, le boss arrive et nous dit que c’est ok on peut passer en signant une decharge comme quoi la compagnie n’est pas responsible si les baggages n’arrivent pas a bon port. Il ajoute que de toute facon a Kunming ( notre escale) ils ne nous laisseront pas passer sans payer. La on a envie de lui dire:” Ecoute mon coco il y a deux trois ptites choses qu’on doit te dire. D’abord on sera en Chine donc si on doit vraiment payer 800$ ne t’inquiete pas pour nous on aura  juste sortir de l’aeroport . Deuxieme chose tu ne nous connais pas et on est surement plus malin que tu ne l’imagines avec nos deux tetes de chien battus quand il s'agit de payer des choses supplementaires! Et la troisieme chose il ne vaut mieux pas que je te la dise parce que j’ai quand meme envie de monter dans l’avion!”

 

Bye Bye Nepal